Dispositifs de formation : jeunes adultes
Les difficultés d'emploi pour les jeunes 2025
⇒ Au 4ᵉ trimestre 2025, le taux de chômage des 15-24 ans est de 21,5 %. Il a augmenté (19,5 %) par rapport à 2024.
⇒la majorité des jeunes les moins diplômés risquent le chômage et la précarité avant de s’intégrer dans la vie professionnelle.
Source :Insee Observatoire des inégalités
⇒Les jeunes les moins diplômés sont plus nombreux au chômage.
Source Observatoire des inégalités
Une hausse de 2,6 points sur le 4e trimestre, soit 126.000 demandeurs d’emploi supplémentaires.
- Une évolution liée à la dégradation de la conjoncture économique
30% des emplois occupés par les femmes de 15 à 24 ans sont des emplois à temps partiel soit le double des hommes
Les missions locales
Les permanences d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO)
A compter du 1er janvier 2025, tout jeune à la recherche d’un emploi et qui souhaite un accompagnement par une mission locale devra être inscrit comme demandeur d’emploi.
Plusieurs dispositifs d’accompagnement
Les dispositifs « deuxième chance »
Les écoles de la deuxième chance (E2C) proposent une remise à niveau sur les fondamentaux scolaires, en lecture, écriture et calcul, et accompagnent des jeunes motivés dans la construction de leur projet personnel et professionnel.
La formation professionnelle de jeunes adultes
Le contrat d’apprentissage
Formation en alternance entre enseignement en centre de formation d’apprentis (CFA) et l’apprentissage du métier chez l’employeur avec lequel l’apprenti a signé son contrat, en vue d’acquérir un diplômé d’Etat (CAP, BAC,…) ou un titre à finalité professionnelle inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP)
Le contrat de professionnalisation
Contrat de travail entre un employeur et un salarié.
Il permet d’avoir en formation continue d’une qualification professionnelle (diplôme, titre, certificat de qualification professionnelle…) reconnue par l’État et/ou la branche professionnelle.
⇒L’objectif est l’insertion ou le retour à l’emploi des jeunes et des adultes.
Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA)
Tout jeune âgé de 16 à 25 ans révolus en difficulté et confronté à un risque d’exclusion professionnelle a droit à un accompagnement vers l’emploi et l’autonomie, qui peut être le parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) :
- Les jeunes de 16 à 25 ans ;
- les jeunes prêts à s’engager dans un parcours contractualisé d’accompagnement.
- les phases d’accompagnement peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
A l’entrée dans le PACEA,
- Le conseiller détermine la durée des premières phases d’accompagnement.
Ces phases sont adaptées aux projets et aux attentes du jeune.
- Au moment de l’entrée du jeune en PACEA,
- puis à chaque renouvellement du parcours par la décision prise avec le jeune de l’ouverture d’une nouvelle phase :
-
il s’agit d’une phase correspondant à la Garantie jeunes, qui obéit alors à des règles de durée et de déroulement de la Garantie jeunes.
Chaque phase d’accompagnement peut comporter :
- Des périodes de formation ;
- Des situations professionnelles, y compris des périodes de mise en situation en milieu professionnel ;
- Des actions particulières d’accompagnement social et professionnel ;
- Des actions portées par d’autres organismes susceptibles de contribuer à l’accompagnement.
Des partenaires de la mission locale peuvent être impliqués dans le déroulement du parcours (Pôle emploi ; Protection judiciaire de la Jeunesse ; E2C, Epide ; etc.)
Le PACEA peut prendre fin avant son terme de 24 mois :
- Lorsque l’insertion socio-professionnelle du jeune est considérée comme acquise, au vu des évaluations ou de l’évolution de la situation du jeune ;
- Lorsque son bénéficiaire atteint son vingt-sixième anniversaire ;
- À la demande expresse de son bénéficiaire.
Quels motifs de sortie du PACEA ?
Le PACEA peut prendre fin avant son terme de 24 mois :
- Lorsque l’autonomie du jeune est considérée comme acquise, au vu des évaluations ou de l’évolution de la situation du jeune ;
- Lorsque son bénéficiaire atteint son vingt-sixième anniversaire ;
- À la demande expresse de son bénéficiaire ;
- En cas de manquement du bénéficiaire à ses engagements contractuels.
La conclusion de l’acquisition de l’autonomie par le bénéficiaire repose sur l’entretien de bilan qui a lieu à l’issue de chaque phase. Il est décidé avec lui que sa situation ne nécessite alors plus un accompagnement renforcé.
Le PACEA ouvre-t-il droit à une allocation financière ?
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune intégrant un PACEA. Elle est destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie.
Le montant mensuel de l’allocation correspond au montant mensuel du revenu de solidarité active (RSA) hors forfait logement.
Au 1er avril 2018 cela correspond à un montant de 484,82€.
Elle est versée pendant les périodes durant lesquelles le bénéficiaire ne perçoit ni une rémunération au titre d’un emploi ou d’un stage, ni une autre allocation.
L’allocation PACEA n’est pas cumulable avec l’allocation Garantie jeune
⇒Le PACEA ne peut pas être suspendu : lorsqu’un jeune n’est plus disponible pour suivre son parcours il doit donc être mis fin à celui-ci.
⇔ À la suite d’un PACEA ; l’accompagnement du jeune peut se poursuivre dans le cadre d’un contrat d’engagement jeune
2019 La réforme de la formation professionnelle
Pour les migrants
- Savoir si les formations d’apprentissage du français participent du CPF Compte Personnel de Formation,
- Comment la formation en alternance facilite l’amélioration de la maîtrise de la langue et la qualité de la formation.
La Loi du 5 septembre 2018 « la formation professionnelle tout au long de la vie » est une obligation nationale.
La loi permet aux salariés
- d’acquérir et d’actualiser des connaissances et des compétences favorisant son évolution professionnelle,
- de progresser d’au moins un niveau de qualification au cours de sa vie professionnelle.
Guide Réforme formation professionnelle 2018
COMMENT FAIRE UNE DEMANDE DE FORMATION DANS LE CADRE DU COMPTE PERSONNEL DE FORMATION ?
Les formations sont accessibles en se connectant à son espace personnel via le site www.moncompteformation.gouv.fr.
- Le salarié s’adresse à l’entreprise qui transfère la demande à l’OPCA pour accord.
- Le salarié peut aussi s’adresser à un opérateur du conseil en évolution professionnelle pour mieux choisir et mieux formuler sa demande de formation
Vocabulaire
- CPF : Compte personnel de formation en Euros
- Application en ligne : www.moncompteformation.gouv.fr.
- Conseiller en évolution professionnelle : gratuit
- Entretien professionnel : rendez‑vous obligatoire entre le salarié et l’employeur. Il a lieu tous les deux ans.
Apprentissage, formation... : ce que dit la loi sur l'avenir professionnel 09 2018
Apprentissage cette loi prévoit en particulier :
- une meilleure rémunération des apprentis de moins de 20 ans ;
- une aide au permis de conduire pour les apprentis majeurs (supprimée en 2025) ;
- un financement de la formation en CFA pour tout contrat entre un jeune et une entreprise ;
- une limite d’âge désormais fixée à 30 ans.
Formation professionnelle des salariés
- L’alimentation du compte personnel de formation (CPF) non plus en heures mais en euros, à hauteur de 500 € par an dans la limite de 5 000 € sur 10 ans.
- Pour les personnes non qualifiées, ce compte sera créditée d’un montant plus important à savoir, 800 € par an dans la limite de 8 000 € sur 10 ans.
Les contrats de travail
le Contrat d’apprentissage est une formation en alternance pour acquérir d’un diplôme CAP,BEP Bac pro
- le Contrat de professionnalisation permet l’acquisition de compétences ou d’un diplôme pour l’insertion ou le retour à l’emploi d’un jeune
CIDJ Centre d’Information et de Documentation Jeunesse
L’alternance permet d’acquérir à la fois un diplôme, une qualification et une expérience professionnelle.
Ce guide présente
- les contrats d’apprentissage et de professionnalisation
- les démarches pour trouver une entreprise,
- les secteurs qui recrutent,
- les aides financières disponibles (aide au logement, prime d’activité, aide au permis de conduire).
⇒Les jeunes y trouveront également des conseils pour choisir leur établissement de formation et optimiser leur CV pour une recherche efficace.
Embaucher un apprenti, c'est moins de charges pour le patron et pour l'apprenti
Pour les employeurs
1er janvier 2019, les employeurs paient moins de charges sur les cotisations patronales Agirc-Arcco (AA) et sur les cotisations patronales d’assurance chômage pour les salaires des salariés employés :
- Les ateliers et chantiers d’insertion
- dans le cadre de contrats d’apprentissage et de contrats de professionnalisation conclus avec des demandeurs d’emploi de quarante-cinq ans et plus ou par les groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification.
Pour les apprentis
L’apprenti est exonéré (ne paie pas) de la totalité des cotisations salariales d’origine légale et conventionnelle pour la part de sa rémunération inférieure ou égale à un plafond fixé par décret. le plafond est fixé à 79% du SMIC
⇒L’apprenti qui, en 2018 a reçu un salaire annuel de 20 000€ , son salaire est exonéré jusqu’à 17 982 €/an.
Loi 22 décembre 2018:

